August 9th at 11:11am Posted in: News

INTERVIEW de Falilou Bah, Co-fondateur et Directeur Général de WELHY

1. Parlez-nous brièvement de l’histoire de votre entreprise ?

J’ai eu la chance de voir les différents aspects de la gestion et d’être attiré par la création de mon entreprise. L’idée de créer WEHLY la société Well-being and Hospitality (WELHY) vient de mes mentors, des anciens entrepreneurs plus expérimentés qui m’ont dit que, s’il fallait que je me lance dans entrepreneuriat, il fallait que je me mette dans quelque chose que je connais. Donc, j’ai décidé de me lancer dans la restauration collective, la gestion des bases vies pour les sociétés, et ce, depuis janvier 2018.

2. Votre entreprise est inscrite à la Bourse de Sous-Traitance et de Partenariats (BSTP) comment l’avez-vous découverte ?

On a commencé à voir leurs publications sur les réseaux sociaux, Facebook, Twitter, Linkedin, etc. C’est comme ça qu’on a eu connaissance de la BSTP.

3. Racontez-nous votre première expérience en tant qu’entreprise inscrite à la BSTP et parlez-nous de l’accompagnement dont vous bénéficiez ?

Avec la BSTP ce fut une belle expérience. Pour la première fois, j’étais avec mon associé Hassane Camara et nous avons été surpris par la qualité de l’accueil. Nous avons trouvé un cadre d’accueil parfait, et je pense que cela est dû à la qualité du personnel choisi à cet effet. Au-delà de ce premier contact, nous avons vite compris que l’institution était efficace dans le sens que leur objectif premier était de nous mettre en contact avec les grands donneurs d’ordre dans le secteur minier. Ensuite, il y a eu une expérience assez intéressante, celle de l’accompagnement dans la mise en conformité. Les PME n’ont pas les mêmes niveaux. Il y en a qui sont gérées par des gens qui n’ont pas d’expérience, donc, la BSTP les met en contact avec des cabinets pour les aider dans la conformité légale, organisationnelle, fiscale et autres. Même nous qui avions une expérience de vingt ans en entrepreneuriat, on avait des carences qu’il fallait corriger. La plus grande surprise avec la BSTP, est que nous avons rencontré d’autres entreprises avec lesquelles on pouvait s’associer pour avoir certains marchés. Il y a certains marchés que vous gagnez mais vous ne répondez pas à tous les prérequis, cette mise en relation avec les autres entreprises, vous permet de vous compléter, d’avoir des contrats et de les honorer.

4. Depuis que vous êtes inscrit à la BSTP, avez-vous remporté des contrats via leur plateforme ?

Pas directement avec leur plateforme, mais avec la BSTP elle-même. À travers elle, nous avons eu un contrat sur Boké Tassibon, avec Dynamic Mining, entre autres, où il a été signé une convention avec la BSTP pour promouvoir le contenu local.

5. Avez -vous des axes d’améliorations à suggérer à la BSTP pour vous aider davantage ?

Je suis convaincu que toutes les PME qui sont adhérentes à la BSTP en demande beaucoup. Le gros problème avec les PME c’est le financement, ce sont les problèmes majeurs et ils sont importants. Nous demandons qu’elle pense à nous accompagner dans l’acquisition de financement pour nos activités. La question est de savoir, comment la BSTP peut mieux faire en matière de financement de nos activités ? À mon avis, il leur faut plus de régularité et de constance dans l’accompagnement. Il y a un temps considérable qui s’écoule dans l’accompagnement pour avoir certains marchés. Nous sommes des petites PME, nous n’avons malheureusement pas beaucoup de ressources humaines et nous pouvons difficilement nous focaliser longtemps sur un projet. Je pense qu’il faut essayer de mieux faire les choses à ce niveau.

6. Quels sont les défis auxquels vous êtes confrontés afin de mieux résister à l’impact économique du COVID-19 ?

Premièrement, le chiffre d’affaires qui était acquis, n’est plus acquis, il est volatil parce que l’impact du COVID-19 chez les autres vous impacte également. Deuxièmement, j’ai 70 à 100 personnes qui travaillent, alors pour des mesures de sécurité, je suis passé à un effectif de 25 personnes. Il y a des contrats qui sont pour le moment aux arrêts, et lorsque cela perdure, vous mettez un grand nombre du personnel en congés, puis c’est le chômage technique qui suit et voir le licenciement. Pour résister à tout cela, de notre côté on mise sur le mental. Nous essayons de nous projeter sur l’après COVID, revoir les stratégies parce que la pandémie a engendré des changements.

7. Quel conseil donneriez-vous aux entreprises qui n’ont pas encore rejoint la BSTP ?

Je leur dirai qu’à la BSTP, il y a de réels motifs de satisfaction. En plus, adhérer à la BSTP ne coûte pas cher parce que l’année dernière, je pense que nous avons payé 1.000.000 GNF pour l’ensemble des services et j’estime que cela vaut le coût d’adhérer à la BSTP. Il y a des accès aux appels d’offre et plusieurs autres formes d’accompagnement.

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